Mireille, m'avait prévenu que j'aurai une surprise mais le concert d'hier soir a dépassé toutes mes espérances et je vais avoir du mal à exprimer tout ce que j'ai ressenti.
Je découvre donc la salle de la Commanderie que je ne connaissais pas encore, belle, pas trop grande, juste ce qu'il faut.
Tout commence avec une parade du pipe band Ecossais dans le plus pur style avec une trentaine de kilts! Session assez courte mais ils reviendront après le set d'Alan.
Et puis Alan arrive avec ses musiciens, il commence avec une petite leçon d'étymologie concernant les mots "Dole et Doubs" faisant remarquer que ceux-ci ont une racine commune avec la langue Bretonne. Bonne entrée en matière pour aborder le public jurassien de façon décontractée.
La première chanson est très cool et je la trouve même sensuelle. Bizarre pour moi dont les connaissances en Gaélic sont plus que restreintes !
Pour la suivante, je me surprend à taper du pied à l'unisson avec Alan pour marquer le tempo, la communion était déja amorcée.
Arrive ensuite Brian boru, majestueux et puissant, là mon coeur se serre et l'émotion me gagne... "Allez allez Claude, il faut te reprendre !"...
La suite du concert est une lente montée en puissance et les changements de rythme à la batterie me font penser que la suite sera plus rock, mais c'est la cornemuse qui débarque sous les ovations suivie de près par la guitare électrique, j'avais raison ! Rapide enchainement avec une Suite Sudarmoricaine musclée et une intro à la bombarde avec un son énorme, quel souffle !
Après tout va très vite et je ne sais plus ou j'habite ! Je suis partagé entre l'envie de rester immobile et l'envie de bouger, Alan est là devant moi et devant la scène ça commence à remuer sérieux. Bien sûr nous autres montagnards, nous ne connaissons pas les gavottes et autres danses Bretonnes mais le public est bel et bien en train de vivre la musique d'Alan, celui-ci le ressent bien et il me le confirmera à la fin du concert.
Le rappel est déjà là et je n'ai rien vu passer ! Comme à Moëlan, pour le dernier morceau, le public réclame "Tri martolod". Alan s'exécute et tend son micro individuellement pour faire participer les personnes accolées à la scène.
Après une dernière parade du pipe band, la salle se vide lentement et c'est l'attente avec quelques admirateurs. Je retrouve même une jeune fille de 50 ans (dixit Alan!) qui avait également assisté à son concert à Dole au vieux théatre dans les années 70. Je ne suis pas le seul !
Après un quart d'heure, Alan arrive tout tranquille et décontracté comme après avoir fait une petite sieste. J'attends encore pour être le dernier et je me présente avec ma fille. J'ai apporté mon vieux vinyl pour une seconde dédicace avec un triskell plus stylisé ! (Voir en discographie). Les puristes vont peut-être hurler mais c'était important pour moi et Alan a tout à fait compris ma démarche sans être étonné, je lui ai précisé que je n'étais pas resté "bloqué" sur Reflets même si pour moi cet album est une référence et certainement une pierre angulaire, Alan ne me contredira pas et me fera même remarquer que ce soir il a interprété des titres de Reflets. Je crois que nous aurions parler des heures si une personne des backstages n'était pas venu le chercher, cette rencontre attendue depuis longtemps restera un moment fort de ma vie pour moi et ma petite famille.
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